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La règle de vie des Soeurs Apostoliques de Saint-Jean reprend le double commandement de l'Evangile, spécialement mis en lumière par saint Jean :
- l'exigence contemplative de l'amour de Dieu
- et son incarnation dans une charité fraternelle "attentive aux misères des hommes d'aujourd'hui".
Les soeurs mènent une vie d'esprit monastique
impliquant : - le primat de l'adoration et de l'oraison silencieuse,
- la prière liturgique,
- la communion fraternelle,
- une formation intellectuelle et doctrinale.
ordonnée à la connaissance de la Parole de Dieu selon la Tradition la plus profonde et la plus authentique de l'Eglise, à travers les Pères de l'Eglise et saint thomas d'Aquin.
et nécessitant une connaissance philosophique réaliste de l'homme, qui doit permettre le dialogue avec tout homme cherchant la vérité, même s'il n'a pas ou plus la foi.
Leur vie apostolique, qui consiste d'abord dans le témoignage de leur vie consacrée, est attentive aux besoins de l'Eglise missionnaire et universelle. Elle se réalise selon les divers appels que la Providence faite entendre et en communion avec les Evêques, dans une vie d'évangélisation, par l'accueil et l'aide spirituelle sous toutes ses formes.
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Mercredi 28 Décembre 2011
Au fil de l'Evangile
Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils.
Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
(Mt 2, 13-18)
« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? »
Cette question fait naître chez le roi Hérode une grande inquiétude ! Sa royauté est en effet précaire : il n’est pas de la lignée des Asmonéens. Il a été institué roi par Rome qui ainsi, parce qu’il est soumis, a tout pouvoir sur la Judée. Il est violent, a mis à mort son beau-frère, sa propre femme, trois de ses fils… et beaucoup de ses opposants ! Il ne peut souffrir aucune menace à son règne. Et c’est sous ce règne que va naître le véritable roi des juifs, l’enfant Jésus ! Hérode, mû par la peur, va ordonner un grand massacre : « Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région. »
Quel abus de pouvoir : cet homme à qui est confiée la responsabilité de son peuple obtient de ses soldats d’en tuer les enfants ! Quel contraste entre « le roi de gloire », Jésus, qui vient sauver son peuple, et ce roi sanguinaire qui, pour se maintenir en place, utilise le crime ! Quelle est la légitimité d’un pouvoir maintenu au prix d’un bain de sang ?
Nous pensons aujourd’hui à tous les tyrans qui ont établi leur pouvoir par la violence… Le vingtième siècle… siècle de martyrs ! Mais nous, ne sommes-nous pas aussi concernés ? Quand utilisons-nous la force et la violence pour protéger le moindre petit pouvoir que nous pouvons avoir ? Et quand acceptons-nous, à la suite du Christ, d’exercer l’autorité qui nous est confiée dans la pauvreté, avec la seule force de la vérité ? « Voici que ton roi vient à toi, humble… » Accueillons-le en ce temps de Noël, imitons sa pauvreté !
(Mt 2, 13-18)
Sr Claire-Aimée Tricoire
Rédigé par Sr Claire-Aimée Tricoire le Mercredi 28 Décembre 2011 à 08:01
Mon coeur bondit de joie pour le Seigneur, mon front se relève pour mon Dieu ;
ma bouche se rit de mes rivaux ;oui, j'exulte en ton salut.
L'arc des forts se brise ;mais les chétifs ont la vigueur pour ceinture ;
les repus s'embauchent pour du pain,les affamés n'ont plus à travailler.
Le Seigneur fait mourir et fait vivre,il fait descendre aux enfers et en ramène ;
le Seigneur appauvrit et enrichit,il abaisse, mais aussi il relève.
De la poussière, il retire le faible,et du fumier,
il relève le pauvre pour l'asseoir au rang des princes, lui assigner un trône de gloire. »
(1 S 2, 1, 4-5ab, 6-7, 8abcd)
Le cantique d’Anne, dont bien des accents résonnent dans le Magnificat, nous est aujourd’hui donné dans son contexte : le petit Samuel, demandé à Dieu dans le Temple et reçu de Lui par une femme stérile, est, une fois sevré, ramené dans la maison de Dieu et donné à Dieu pour toujours. C’est un geste d’action de grâce qui préfigure celui de Marie présentant Jésus au Temple.
Le contexte du Magnificat, à première vue différent, est aujourd’hui passé sous silence, bien qu’il nous montre un renouveau extraordinaire : l’Enfant Jésus, Fils éternel du Père, a été reçu de Lui par la Vierge Marie après l’annonce de l’Ange Gabriel venu la visiter chez elle. Il est dans le sein de Marie lorsqu’elle se rend chez Elisabeth dont le nom signifie « Maison de Dieu ». Là, il commence sa mission de salut par la sanctification de Jean-Baptiste dans le sein d’Elisabeth. Du Précurseur, le même Ange Gabriel avait dit : « Il ramènera de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu » (Lc 1, 16). Jésus est lui-même celui qui se présentera au Père, à la Croix, en disant : « Me voici, moi, avec les enfants que Dieu m’a donnés » (He 2, 13).
Le Magnificat ne chante plus une maternité miraculeuse mettant fin à l’humiliation d’une femme stérile. Il célèbre la surabondance d’une sorte de « fécondité en cascade », venue de la Trinité Sainte dont l’amour « s’étend d’âge en âge », grâce au consentement d’une vierge totalement disponible à son dessein d’amour sur toute une race, celle d’Abraham « à jamais ».
Sr Claire-Aimée Tricoire
Rédigé par Sr Claire-Aimée Tricoire le Jeudi 22 Décembre 2011 à 08:01
Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.' Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.
(Mt 21, 28-32)
Que de beaux textes pendant l'Avent ! Les plus beaux textes de l'Ecriture et de la Tradition nous sont quotidiennement offerts. Pourquoi les plus beaux ? Parce qu'ils réveillent en nous l'Espérance, la vraie, celle qui nous fait espérer contre toute espérance humaine, avec le souvenir du Sauveur, Dieu fait homme, né humblement à Bethléem de la Vierge Marie, et la grande attente promise de son retour dans la gloire, promesse de notre salut et de notre glorification.
Aujourd'hui, nous entendons cette parole adressée à celui qui met sa confiance en Dieu : "Tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi.... (ce peuple petit et pauvre) renoncera au mensonge... il pourra paître et se reposer sans que personne puisse l'effrayer". Dans ce court verset, nous pouvons lire toute l'économie divine : le salut et la paix sont offerts gratuitement en Jésus Christ, moyennant la foi et la conversion. Jésus reprend ce même thème dans l'Evangile. Plus la petite histoire est simple, plus l'enseignement est fort : le fils qui dit oui et fait non, le fils qui dit non et fait oui... C'était facile de répondre ! Oui, mais Jésus veut forcer ses interlocuteurs à se remettre en cause, et il va les scandaliser : "les publicains et les prostituées vous précèdent dans le Royaume..." Voilà, en revanche, une parole difficile à entendre quand on se croit arrivé à la perfection la plus exemplaire ! Alors, Il est temps de nous reconnaître pécheurs et, par la foi vivante, d'accueillir en nous Jésus comme notre Sauveur.
Une bonne méthode : l'Adoration.
Sr Claire-Aimée Tricoire
Rédigé par Sr Claire-Aimée Tricoire le Mardi 13 Décembre 2011 à 08:01
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Padre Marie-Dominique Philippe o.p.
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